La presse regionale, nationale...

Extraits revue de presse "Dieu nous a créés gratis"
Rue du Théâtre
21 juillet 2006
Vivant Mag
juillet 2006
E – Gazette pectacle
21 août 06
Vivant Mag
le 31 juillet 2007

Fulgurance de la pensée enfantine...

Marcello D’Orta travaille depuis une dizaine d’années avec les enfants d’Arzano (banlieue napolitaine) pour faire jaillir de leurs écrits les mots simples qui portent sur notre monde un œil spontané et tendre, non complaisant et souvent ravageur. Ces paroles mises bout à bout, issues de rédactions scolaires, ont déjà produit en Italie un best-seller ; dans « J’espérons que je m’en sortira », qu’avait monté l’an dernier la Compagnie savoyarde Remue-Méninges, le regard déjà candide et cruel à la fois des enfants se posait sur certains des travers sociétaux de l’Italie, notamment l’influence de la redoutée et tentaculaire camorra.
C’est à un véritable parcours dans l’histoire biblique , à une balade érudite parsemée de toiles de maîtres, auxquels un conteur-conférencier, cette fois nous convie. Ce conteur, Gérard Volat, lunaire, porte la parole des enfants sans faire interférer l’adulte avec une bonne dose de candeur et d’humilité ; et assez de subtilité pour rappeler l’utilité aux plus grands de réviser à cette occasion leur catéchisme devenu « cours de cataclysme » dans la bouche des « bambini ».
L’irrésistible florilège égratigne, décape et fait réfléchir. Si la vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants, leurs propos, délicieusement décalés et toujours d’une simplification tordante, mettent souvent un coup de projecteur et de fraîcheur sur des sujets que nous, adultes, abordons avec moins de jubilation et davantage de pincettes. Leurs propos se fait accidentellement lucide (« Tu ne tueras pas…mais il y a des dérogations, si tu vas aux croisades ».), politiquement incorrect (« Dieu, pour se venger de la tour de Babel, créa l’Europe en mélangeant toutes les langues ».), mixant fait religieux et culture actuelle (« Judas a trahi Jésus pour une poignée de dollars ».), malmenant les institutions religieuses (au Pape : « Pourquoi on peut pas interviewer Jésus puisque toi, tu parles avec lui ? ».) ; et parfois la parole d’enfant explose d’une puissance philosophique insoupçonnée, tel l’aphorisme définitif de Fiorella qui vaut bien son pesant d’hosties et quelques livres de théologie, « si Dieu nous a créés, c’est son affaire ».
Réjouissons-nous, un troisième volet est en préparation qui devrait avoir l’amour en thème central. En attendant, si « Dieu nous a créés gratis », c’est sûrement parce que les enfants sont impayables de drôlerie.

Stephen Bunard


Une pièce fraîche... et singulière

en forme de conférence théologique : « la Bible, vue par les enfants ». Ce spectacle n’est pas une sorte de catéchisme théâtral qui se voudrait moralisateur. L’acteur, seul en scène et très proche du public, joue avec finesse et légèreté à la fois un professeur, un enfant, un sociologue. Son texte est appuyé sur des images de « bambini », ces chérubins présents dans les peintures baroques.
Un moment tendre et agréable, un comédien touchant, un retour aux mots de l’enfance qui fait sortir avec le sourire.

Chloé Sonnier

 






« Dieu nous a créés gratis »...

est, à l’origine, un livre réalisé à partir de paroles d’enfants napolitains recueillies par des catéchistes. Des profs de catéchisme à qui l’on reconnaît d’ailleurs ouverture d’esprit et humour.
Dans la veine de « J’espérons que je m’en sortira », ce recueil mis en scène, apporte une dimension toute nouvelle à la littérature, à la philosophie, à la religion. Il est la preuve par excellence qu’on devrait plus souvent écouter les enfants.
Pour ces petits napolitains, « si la pomme du jardin d’Eden avait été mieux défendue, ça ne se serait pas passé comme ça ! » Et les bonnes sœurs du «couvent des trente trois vierges » qui regardent de travers toute femme ne l’étant plus , « non, mais
comment pourraient-elles se vanter de l’être, vierges, si leurs mères étaient restées pures ! ».
Dans les dix commandements, il est dit qu’il ne faut pas tuer. On accorde, cependant, ici, une « dérogation » pour les croisades…
Ces enfants nous étonnent par leur lucidité et par la justesse de leurs questionnements. Une petite citation de l’un de ces enfants donne le ton de ce spectacle drôle et poétique : « Les femmes naissent vierges et meurent mamans ».
Un nouveau genre de littérature et de théâtre humble et pertinent.

Gaëlle Vallet

Une conférence Théâtre...

avec images commentées autour de paroles d’enfants napolitains, recueillies par Marcello D’Orta avec qui la compagnie avait monté « J’espérons que je m’en sortira ». Le dispositif peut surprendre mais on se laisse emporter par cette révision de notre catéchisme, devenu « cataclysme » dans la bouche des enfants et qui illustrent avec beaucoup de bon sens ; « tu ne tueras point… mais il y a des dérogations, si tu vas aux croisades » ou « Dieu punira les chasseurs car ils seraient capables de tuer la colombe du Saint Esprit ».
Les paroles des enfants apportent un grand bol de fraîcheur sur ce catéchisme, à la fois plein de drôlerie, d’impertinence et de lucidité. A découvrir sans à priori.

E.J




 
Dauphiné Libéré
le 13 août 2007
La Marseillaise
le 13 juillet 2007
La Provence
le 25 juillet 2007
 

C’est quoi l’âme ?

Pas sûr que « Dieu nous donne la ‘( b.. ) solution » mais qu’il emprunte la voix de Mario, Giuseppe ou Antonio, le narrateur-enfant aspire à aller au paradis « quand je mourirai ». Catéchèse originalement dispensée à travers des reproductions de tableaux de scènes bibliques (Rembrandt, Breughel, Le Caravage, Véronèse et bien d’autres) revisitée à travers les points de vue innocents et « plein de pétoches » d’enfants napolitains, d’après les textes collectés par Marcello D’Orta et interprétés par la Compagnie Remue-Méninges, ce vendredi 10 août, à la salle des fêtes des Echelles. Dans le cadre des vendredis de l’été, la commission culture de la municipalité a joué avec « Dieu nous a créés gratis », le rappel de cette troupe qui avait déjà donné en 2003 « J’espérons que je m’en sortira ». Un spectacle dense, nuancé d’humour, sans qu’aucun parti-pris ne vienne acidifier l’histoire de l’Ancien Testament, les 10 commandements ou les persécutions des chrétiens par le méchant Néron. A terme, le public a le sourire à moins qu’il ne retrouve les douces inquiétudes philosophiques de l’enfant-homme que tout un chacun n’a cessé d’être.

E.D

Dieu est partout mais tout de même pas dans les cabinets ?

J’espérons que j’iras au paradis !Nous avions beaucoup aimé le charmant florilège : « J’espérons que je m’en sortira ». Le recueil de bons mots d’enfants, à partir du travail de Marcello D’Orta, a cette fois pour cadre, non plus l’école mais le catéchisme. Une reprise en quelque sorte, sur une projection de tableaux de maîtres italiens du quattrocento. Reste la fraîcheur du propos, le décalage que l’on ne manque pas de ressentir entre notre esprit moulé au conformisme et la spontanéité réaliste des mots de gosses. La peur d’un dieu vengeur que l’on comprend mal puisqu’il a créés des hommes mauvais voués à l’enfer, qu’il ne fait pas les miracles que l’on attend et qu’il est représenté sur terre « par des prêtres qui font carrière jusqu’à devenir papes ! ».
« Quand je serai grand, je serai prêtre… tu manges, tu bois, tu dors, t’as pas de femme pour t’embêter et t’es sûr d’aller au paradis ». Un Judas qui vend Jésus pour 30 dollars et des réflexions sur la virginité en général et celle de Marie en particulier qui valent leur pesant de bonheur. « les femmes naissent vierges et meurent mamans ! » c’est pur, bien sûr et chaque mot met en contradiction ce catéchisme « cataclysme » et le vécu de chaque enfant dans ce monde difficile où il sent bien que la pauvreté, l’inégalité et l’injustice n’ont rien de divin. Un spectacle très intimiste mais un bon coup d’air frais tout de même.

Pierre Galaud

Les mythes bibliques vus avec humour

Dans une perspective artistique, la compagnie Remue-Méninges, représentée sur scène par Gérard Volat, retrace à sa manière les grands mythes bibliques qui façonnent notre monde depuis des millénaires. L’originalité de l’œuvre réside dans sa matière même, puisque les artistes ont utilisé des phrases dont les auteurs sont des enfants italiens. Ces visions empreintes d’humour, confèrent à cette pièce de théâtre un ton satirique sans enlever pour autant la fraîcheur et la candeur propre à nos chérubins. Un artiste-conteur captivant, une projection choisie de tableaux chargés de symboles, des phrases percutantes, autant d’éléments qui font de ce spectacle tout public un régal jubilatoire dont on ressort amusé et interrogé dans son propre rapport au monde.

Christelle Brémond


   



 
Extraits revue de presse "J'espérons que je m'en sortira"
Le Dauphiné Vaucluse. La Provence. L’Hebdo-Vaucluse
Le Comtadin
Paris Mômes Libération

« Avec ses mots d’enfants et ses répliques pertinentes, cette pièce est un véritable régal»

« C’est poignant, tendre, les mots font boules de gommes dans nos têtes. Un trésor de pièce»

« Excellente mise en scène, talentueux comédien… C’est un enfant d’Avignon. Félicitations aux parents. »

« Des textes dont les maladresses sont, plus que de gentils mots d’enfants, des pépites drôles et grinçantes. Au tableau ! »

 
La Marseillaise Le Midi Libre. Comité Club du Vaucluse
les critiques du OFF
La revue-Spectacle.com les petits ruisseaux.free.fr
« C’est savoureux, émouvant.. »
« Une bien bonne idée de mettre en scène ces textes, petites merveilles, un jeu d’acteur sobre qui accompagne parfaitement ces perles. »


« Des témoignages d’enfants de la banlieue de Naples présentés par un excellent comédien. Humour et émotions garantis. A voir. »

« Coup de cœur du Festival Off 2002 »
 
Le Dauphiné Savoie Le Journal du Pont du Gard L’impartial  
« Jouée avec beaucoup de sensibilité par René-Louis Fourest, comédien de talent… »
« Bouleversement et enthousiasme prennent tour à tour le relais pour amener le spectateur de l’enjouement vers la plus saine nostalgie. Un spectacle mené avec un superbe talent de comédien. »

« le texte est fin, il est servi dans la justesse…il y a de l’émotion, celle qui fait suivre la petite larme après un fou rire. »