Remue-Méninges, Compagnie professionnelle, créée
en 1987, a fêté ses vingt ans d’existence et vient d’être
récompensée par le Conseil Général de la Savoie
qui lui a décerné le Prix
"Béatrice
de Savoie pour la culture 2008" pour son originalité,
sa créativité et son rayonnement.
Elle a toujours travaillé dans le registre le plus difficile, le
plus exigeant, celui du risible. La forme des spectacles s’efforce
d’être drôle mais il y a toujours un fond tragique donc
producteur de sens. Elle se sent proche des univers de Dario Fo, de Toto,
de Karl Valentin, de Nicolaï Erdman.
Elle ne pouvait qu’être séduite par les textes touchants
et pleins d’humanité de
«J’espérons que je m’en sortira »
et de
«
Dieu nous a créés gratis »
La Compagnie se caractérise par un travail de
recherche important (collectage de textes authentiques, documentations diverses,
enquêtes, etc…) qui aboutit, dans la plupart des cas, à
des créations de textes originaux- créations et aussi adaptations
comme c’est le cas dans notre travail en cours..
Sa volonté est d’aller sans cesse à la conquête
de nouveaux publics. Elle essaie de présenter des formes, des modules
de spectacles, adaptables à des lieux les plus divers. La compagnie
travaille de manière artisanale et pense qu’il faut du temps
pour mûrir un texte, une mise en scène. La recherche du sens
est toujours au centre de la réflexion.
La Compagnie souhaite, avant tout, développer sa propre personnalité
et ne cherche pas à imiter ou copier « les modes du moments
» en matière d’esthétique ou de scénographie.
Elle privilégie, d’une manière générale,
une certaine sobriété dans les décors, le jeu, la mise
en scène..
La Compagnie défend l’idée d’un théâtre
citoyen, croit en un art vivant et libre, fondé sur un véritable
dialogue et respect entre les cultures, les sensibilités différentes.
Au cours des années précédentes, Remue-Méninges
a travaillé sur différents thèmes comme la solitude,
l’éclatement d’une société qui se délite.
Spectacles : « Drôles de couples», « La Banlieue
», lecture-mise en espace « Les Droits de l’homme »
puis un travail d’accompagnement de la pratique amateur, sur plus
de deux années, aboutissant à un spectacle sur l’univers
des salons au 17ème siècle où les débats d’idées
sur les théories de Descartes (les animaux -machines) et d’autres
philosophes étaient au centre des discussions. Spectacle : «
adieu veau, vache, cochon, couvée.. » (en costumes d’époque,
musique baroque et qui a mobilisé pas moins de 20 personnes).
Aujourd’hui, après le succès rencontré avec les
spectacles «
J’espérons que je m’en
sortira » et «
Dieu nous a créés
gratis », la Compagnie travaille sur le troisième volet
de sa trilogie sur l’âme et la pensée enfantine, «
Roméo
love Giulietta » résultat d’un long travail
préparatoire. Cette façon de travailler, plus longue, a permis
d’aboutir à cette nouvelle création qui s’avère
être la plus appropriée, la plus porteuse de sens et d’émotions.